Orages violents, crues, parkings souterrains noyés : chaque épisode climatique laisse derrière lui des véhicules inondés. Au-delà d'une certaine hauteur d'eau, la remise en état est illusoire — et dangereuse. Voici comment gérer la suite.
Les premiers réflexes
Ne tentez jamais de démarrer un véhicule qui a pris l'eau : vous transformeriez un dégât partiel en moteur détruit. Photographiez le niveau d'eau atteint, l'habitacle et le compartiment moteur, puis déclarez le sinistre à votre assureur sans tarder.
Catastrophe naturelle ou garantie classique ?
Si l'événement fait l'objet d'un arrêté de catastrophe naturelle, la garantie cat-nat s'applique aux contrats comportant une garantie dommages. Hors arrêté, ce sont les garanties « événements climatiques » ou tous risques qui jouent. En responsabilité civile seule, l'inondation de votre propre véhicule n'est pas couverte.
Expertise, VEI… puis destruction
L'eau attaque l'électronique, les airbags et la sellerie : l'expert classe très souvent le véhicule économiquement irréparable. Si vous ne cédez pas le véhicule à l'assureur, la seule issue propre est la destruction en centre agréé — enlèvement sans frais, certificat remis, dossier soldé.
Véhicule noyé dans un sous-sol ? C'est une intervention que nous connaissons bien : matériel de levage adapté et coordination avec le gestionnaire du parking.
